LES ANNÉES 80 - Aire du fric et de la frime

Le Néo liberalisme est en plein essor,

alors que le communisme touche à sa fin.

La situation géopolitique et économique,

entraîne sur l'Europe et les Etats Unis une tendance basée sur l'ambition, l'accumulation et donc la consommation.

C'est l'aire du fric et de la frime, de la provoc'.

En France, c'est à travers une femme toute puissante, working girl et dominatrice que les créateurs comme Jean Paul Gaultier,

et Thierry Mugler s'expriment.

Les modéles deviennent des stars, à l'image d'une Naomi Campbell, Linda Evangelista ou Cindy Crawford pour ne citer qu'elles..

Plus que jamais, la mode sert à être identifiée, à exposer son appartenance, à exprimer son état d'esprit.

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Hormis le style résurgeant de Monsieur, Madame "tout le monde", qui réutilise les basiques de la décennie précedente en portant toujours le trench coat, la marinière, le caban, le jean levi's, le k way, le t shirt à message la décennie voit apparaître certains changements..

- La silhouette en X, les épaules sont démesurées, soulignées par des épaulettes qui augmentent le volume.

La taille est cintrées, les pantalons et les jupes sont droites. L'accessoirisation est outranciére, les bijoux sont énormes et nombreux, en métal, en plastique, et colorés.

Les couleurs surfant parfois sur le monochrome coloré, vif et vitaminé et le noir & blanc,  ou parfois sur un mélange improbable de couleurs et motifs géométriques et ethniques.

Cette tendance souligne l'émergeance de la working girl, la femme s'émancipe, ose le tailleur pantalon, devient une prédatrice et s'affiche toute puissante à travers son pouvoir sur l'argent et son utilisation. Mais prise dans cette euphorie,c'est une exagération, une carricature de cette avancée sociale et culturelle.

- La démocratisation du style punk, de jeunes artistes féministes comme Cindy lauper et Madonna, adoptent les codes vestimentaires de la culture punk et heavy metal véhiculant ainsi leur message de l'émancipation de la femme.

L'apparition de la chaîne MTV, va engendrer chez les jeunes l'assimilation et la reproduction de leurs styles.

C'est une association de vêtements confortables, aux matiéres émergeantes, élastiques et souples, pratiques comme le le coton jersey et l'elastane, le polyester, le nylon ou le lurex.

C'est un melting pot, les formes et les coupes sont inspirées à la fois de la musique, la rue et du sport,( body, legging, robe loose et rectangle, bandeau, guêtres..)mais aussi des vêtements plus traditionnels et/ou abandonnés ( guépiéres et bustiers, collant resille, dentelles).

Tout est réinterprêté, les t shirts se portent en resille et en superposition, avec des manches amples dites chauves souris, les cols sont supprimés et l'encolure glisse aux épaules. Les robes se portent sur des leggings avec des sneakers, on associe les escarpins aux guêtres, on porte le perfecto, le sweat shirt.

Les jeans sont déchirés, épinglés associé à la dentelles, aux strass et aux ballerines pour l'aisance de la marche.

Les cheveulures sont vaporeuses et éclatées, on porte le bandeau, le foulard, le calot, le beret.

Côté couleur, c'est le noir et le fluo, les motifs hawaiens, des pois, des rayures et les strass.

- Le style cowboy, une nouvelle série télévisée fait son apparition et c'est un succés mondial...Dallas entre dans tous les foyers du monde occidental, cette influence va donc se voir aussi parmi certains dans la rue. 

Le chapeau bien évidemment, mais aussi les fameuses santiags, les chemises à carreaux, l'association du jean et de la veste de costume, qui elle aussi évolue.

Les revers de manches se font plus étroits on passe de 6 boutons à 4, les coupes sont inspirées des années 40. Les couleurs fashy des années 70 se ternissent un peu. On porte du gris, du pastel.

L'influence de la télévision est notable, les séries comme Magnum, Miami Vice, développe l'envie des chemises hawaienne et ses représentations, et il n'est pas rare de voir les hommes porter leur veste de costume avec des polos et des t shirts.

- La tendance streetwear, déjà bien implantée avec le sport et la communication faite autour, (sur les valeurs des activités en équipe,) il n'était pas rare dans les années 70 de voir le jogging porté plus régulièrement que le pantalon.

Avec l'arrivée par les ondes de la culture hip hop, on voit apparaitre ce qui fût qualifié de jeanswear, autour de la matiére denim toute puissante, on associe la sneaker, devenue pièce emblematique, (convers, Air Jordan) mais aussi des accessoires ou des élément us army, ou fashion.

On customise, on accroche des badges, des pins, on "taggue" ses vêtements, les cordons fluo accompagne les lunettes de soleil et les bandanas sont un accessoire incontournable.

On s'imerge peu à peu dans "la cool attitude".

- Le style preppy, toujours sous influence de nos médias, les jeunes s'approprient ce qu'ils voient.

Dans les années 70, les couleurs sont vitaminées certes, maintenant on les porte fluo, les motifs sont géométriques, les accessoires volumineux.

On porte les pulls tricotés, les bottes de cowboy, le pantalon kaki, les jupes plissées et souliers vernis, les survêtements fluo, les gilets matelassés, les chemisiers col claudine mais aux motifs complétement barrés inspiré des oeuvres de keith haring.

La salopette est un élément qui devient incontournable, on affiche son parti pris en portant des t shirt et des pièces aux marques apparentes (les marques de sport se livrent une vrai bataille marketing auprés des clubs les plus en vogue de la planéte).

Porter des docksides, des lunettes ray ban et un polo Lacoste était le summum de la cool attitude.